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vendredi 11 novembre 2011

Lac Titicaca

 
Ceci est notre dernier message sur le Pérou. Vous pourrez aussi lire nos premiers pas en Bolivie.
D' Arequipa, nous avons plongé vers le Lac Titicaca, ou plutôt grimpé puisque ce lac, le plus haut lac navigable du monde, étire ses 8400 km2 à 3808 m d'altitude. On a l'impression d' être au bord de la mer: l'immensité, les barques et les bateaux plus grands, les plages et l'odeur d'iode à certains endroits. Bon, le plus gros poisson qu'on peut y pêcher est la truite.


De Puno, nous nous sommes rendus à Llachon sur la presqu' île de Capachica, une merveille: très peu fréquentée et calme, elle offre des vues superbes sur les baies qui l'entourent et les îles de Taquile et d' Amantani. On se promène sur des sentiers où l'on croise bergers, femmes filant la laine tout en marchant, enfants qui font du vélo ou jouent avec des toupies et tous nous saluent avec un grand  sourire. On monte jusqu'au sommet à travers les terrasses et on reste un bon moment là-haut pour admirer le coucher du soleil sur le lac.

Dans le jardin de l'auberge
Lucia nous montre comment tisser
Presqu'île de Capachica

Le matin sur la plage

Valentin et sa femme
Le lendemain matin, on se ballade sur la plage que domine notre chambre chez l'habitant, puis on quitte nos hôtes, Valentin et sa femme. On embarque avec le chef du village destination l'île de Taquile, à une heure et demie de Llachon. On arrive discrètement dans un petit port d'où notre marin se retire vite car ce n'était pas très légal de nous conduire ainsi. Là encore, l'île est déserte car il est tôt et les touristes ne sont pas encore arrivés. Les paysages sont magnifiques et les gens portent de beaux vêtements. On admire les hommes tricoter leurs propres ceintures et bonnets; c'est la tradition sur cette île. Il est déconseillé de tricoter sur un bateau: cela endort et met dans des positions dangereuses.

L'île de Taquile
Retour vers Puno


On prend la route pour Copacabana, une ville Bolivienne sur les rives du lac. C'est de là qu'on embarque pour l'Isla del Sol, un autre bijou, peuplé de 2500 habitants. On y passe deux nuits, ce qui nous permet de la sillonner tranquillement. Heureusement car on s'arrête sans cesse, ébahis par la beauté de ses paysages. C'est là que sont nés le Soleil (et apparemment il n'a pas coupé le cordon) et d'autres dieux des cultures pré-incas. Le lac Titicaca est le berceau de la civilisation inca car en sont sortis Manco Capac et sa femme-soeur Mama Ocllo, les premiers Incas.

Notre premier soir en Bolivie
Effet rétro
En route vers le nord de l'île





On choisit celle-là pour la sieste

Il est partout!
La Cordillera Real vue de notre chambre


lundi 7 novembre 2011

Arequipa

Arequipa, plaza de armas
Kikoo,
un petit coucou d'Arequipa, ville du sud du Pérou où nous avons passé dix jours à flâner dans ses magnifiques ruelles.
Il s'agit de la seconde ville du pays, connue pour connaître un tremblement de terre par jour (on en a senti un) et abriter le plus grand couvent du monde: le Monasterio Santa Catalina (couvent et monastère sont inversés en AM Sud).
Cette ville est aussi renommée pour sa cuisine locale excellente. Nous avons même eu la chance d'aller manger dans le restaurant ultra-chic de Gaston Acurio, le plus grand chef péruvien et véritable star ici... C'était vraiment excellent, ça fait du bien au bout de 3 mois de voyage de se faire un restaurant qui sort de l'ordinaire!
Vue de notre hôtel
Tournage d'un film vu de notre balcon
Procession en honneur de la vierge
Ce couvent de Dominicaines, construit par une riche veuve en 1579, est effectivement assez monumental, d'une surface de plus de 20 000 m² en plein centre ville, il possède son propre système de rues, places, jardins, potagers... Les nonnes étaient des jeunes filles de bonne famille espagnoles recrutées par la chef des nonnes. Elles devaient apporter une "dot" conséquente à leur arrivée dans le couvent: l'équivalent de 150000 $! 
Elles n'étaient pas dépaysées, car le couvent a été érigé à la manière d'une ville espagnole: architecture mudejar, nom des rues, couleurs... Tout fait penser à une ville du sud de l'Espagne.












Leur vie n'était pas des plus difficiles: le couvent comptait 450 personnes, dont seul un tiers était des soeurs. Elles avaient chacune de une à quatre servantes! Elles invitaient tranquillement des musiciens, organisaient des réceptions, et tout cela a duré jusqu'à la fin du XIXème siècle, quand le pape a envoyé une religieuse disciplinaire. Elle a renvoyé les nonnes en Europe et a libéré leurs esclaves, offrant à ces dernières le choix de quitter le couvent ou de devenir nonnes, ce que la plupart choisirent. On raconte qu'on a découvert le squelette d'un nouveau-né encastré dans un mur... Le couvent n'est ouvert au public que depuis 30 ans. Les 20 soeurs sont bien sûr invisibles.

On a visité un deuxième couvent, le Santa Rosa, beaucoup plus petit mais très beau aussi.


un chien péruvien sans poils


D'Arequipa se visite le canyon du Colca, deuxième plus profond du monde (3400m) après son voisin péruvien Cotahuasi (3500m).


On est parti en rando de 3 jours (en mode pépère...). Le premier jour on descend au fond de ce canyon ultra sec, après avoir admiré les condors d'un point de vue ultra fréquenté. Le second jour, rando quasiment sans dénivelé en passant par des villages bien typiques. On arrive en début d'après midi à "L'Oasis" où l'on se prélasse dans la piscine. On bouquine sur les pelouses bien vertes grâce à la rivière qui coule au fond du canyon. Le dernier jour, on ne rigole plus: lever aux aurores afin de gravir la rude montée avant que le soleil ne pointe le bout de son nez brûlant...














vendredi 4 novembre 2011

Bonus inca

Napaykullayki!

(Bonjour, en Quechua. On n'a pas pris de cours. En revanche, notre espagnol s'améliore au fil du voyage).

Un petit bonus inca: le site de Pisac, où nous avons passé une journée à partir de Cuzco. C'est une forteresse qui défendait une des entrées de la Vallée Sacrée. Elle est bâtie sur une colline pas évidente à gravir, mais la vue du site dominant la vallée et la ville en contrebas mérite la grimpette.
Voyez vous-mêmes:



Le bas de la cité est constitué des maisons et greniers. La facture des murs est bien moins belle que celle des murs des bâtiments sacrés.


Voici un des édifices sacrés placés au sommet de la colline. Les pierres sont parfaitement agencées. Les murs sont légèrement inclinés, ce qui offre une bonne résistance aux séismes.

Toute la colline est couverte de terrasses.

El condor pasa
Au coucher du soleil, seuls sur le site avec ce joueur de flûte
En redescendant, nous nous sommes fait doubler par une mamita (elles galopent à petits pas dans les montagnes ces petites incas, c'est impressionnant!). Sa compagne, qui portait son enfant dans son sac en tissu, est restée papoter avec nous tout en marchant. Elle vend des bracelets sur le parking en haut du site et retournait au village. Elle nous a posé beaucoup de questions sur la France. Elle était tout étonnée qu'on y cultive aussi du maïs et s'est bien moquée de nous quand on lui a dit que notre plus haute montagne ne dépassait pas les 5000 mètres! Elle n'avait probablement aucune idée de la situation de la France ou de la distance par rapport au Pérou. Pour elle, il n'y a pas la mer dans son pays, seulement des lacs. Un jour, une autre dame nous ayant demandé d'où l'on venait nous a dit: "Ah, Francia! Vous êtes venus en voiture?"